Une voix, donc...
Je viens d'entendre que la réforme des institutions, votée pour une voix, donc celle de Lang, j'imagine (ou bien des "radicaux" de gauche du gros Baylet, mon ex-patron, quand même !), que la réforme donc, était une bonne chose pour l'indépendance des médias. Là, faut qu'on m'explique ! Tout ça parce que la prérogative du chef de l'exécutif dans la nomination du président du CSA va être "encadrée" : mais encadrée par qui ? comment ? qui va nommer l'encadrement ? de qui se moque-t-on ?
J'ai plus de questions, je vais me coucher...
Commentaires
La perfection, moi, je trouve ça glaçant. Je travaille donc à rester imparfait - et ma foi, ça, j'y arrive... parfaitement !!!
Bref, Sarko a au moins réussi un truc : foutre le dawa encore un peu plus chez les socialistes !
Parce qu'après, de quoi parlons-t-on ? La limitation à deux mandats successifs ? On n'a jamais vu autre chose, il prenait pas un risque énorme, le gus ! Tout le monde sait que le modèle américain dont cette mesure s'inspire n'est pas un garde-fou institutionnel a priori mais une adéquation a posteriori au penchant naturel des électeurs à se lasser de quelqu'un qu'ils ont vu non-stop depuis 8 ou 10 ans. Mugabe n'aurait pas aimé...
La possibilité pour les citoyens de saisir le CC directement : une saisine du Conseil Constitutionnel, rien que ça, à la portée du tout-venant ? N'aurait-il pas fallu, au contraire, restaurer la confiance des citoyens dans leur justice, plutôt que de les équiper d'un outil qui matérialisera leur méfiance déjà grande à son égard ? Une réforme de la justice dans ce sens aurait été plus judicieuse mais Rachida a l'air trop occupée à picoler pour prendre ça en charge - et tout le monde n'a pas la carrure d'un Badinter ou d'un Bilger. No offense, Rachida, mais face à ton indigence, je n'arrive même pas à faire marcher le réflexe communautaire !
Bref, on marche à l'envers, dans ce pays. Le structuralisme congénital de notre vieille société se heurte au désir transformationnaliste vaguement libertaire de notre héritage latin et c'est le BORDEL !
Putain, il n'y a que moi qui vois clair ici or what ???
Par contre, j'aimerais comprendre: les stars du PS, là, qui apparemment refusaient de signer la réforme, essentiellement il me semble parce qu'elle ne représentait pas une avancée, que les mesures étaient globalement insuffisantes, bref, que c'était du vent, ces mêmes stars depuis le vote rivalisent de formules catastrophistes, sur le ton du "mais Lang ne se rend pas compte de ce qu'il fait", etc.
J'aimerais donc savoir: cette réforme, elle est insignifiante et "indolore" (comme les grèves), ou elle est catastrophique?
Moi, je dis çà, je dis rien.
En tout cas ça va pas les empêcher de se faire une bonne bouffe ce midi à l'Elysée, entre UMPistes, avant de donner des conférences de presse où on nous expliquera qu'il faut faire des économies.
-- A, la psychanaliste en herbe.
On n'a pas le cul sorti des ronces, mes amis !
Bon allez je t'amène un secateur pour te sortir des ronces, mais je les enleve pas toutes sinon tu n'auras plus rien d'aussi sexy a nous dire et on va retomber dans le tour de France.
D'où mon incompréhension renforcée de la réaction du PS, qui joue la surenchère dans la dramatisation du résultat d'un vote qui donc n'aurait qu'une faible influence sur nos vies, alors que pendant ce temps la réforme du temps de travail qui remet en cause les RTTs (allez, passe encore: je vais partir du principe qu'en échange les salaires repartiront à la hausse, s'il existe une quelconque symmétrie avec ce que l'on nous a seriné à la mise en place des RTTs) mais aussi les jours fériés (365 - 104 de WEs - 25 de congés - le 1er mai = 235j) est passée comme une lettre à la poste, sans qu'aucune protestation de la part du PS n'aie réussi à imprimer mon subconscient.
Bizarre, même les grenouilles de bénitiers qui pullulent dans les meetings de l'UMP ne semblent pas protester à l'idée de travailler le jour de Noël, Pâques, l'Ascension, etc...